Les artistes refont le monde
L'auteur

L'auteur : Luc Clément

Biographie

Luc Clément évolue dans le monde de la communication, des grands groupes (Havas, Publicis) aux structures indépendantes, avant de fonder sa propre agence à Nice. Expert en histoires de marques, il possède une solide connaissance des univers de la création. En 2001, il crée Le Dojo, espace expérimental d’art contemporain où il collabore avec de nombreux artistes, plasticiens, musiciens sur des projets in situ, explorant les points de rencontre et interactions entre la sphère artistique et celle de l’entreprise privée. De ces collaborations sont nées des productions originales d’artistes tels que Céleste Boursier Mougenot, Matthieu Mercier, Nicolas Moulin, Vincent Epplay ou encore, en association avec Arnaud Maguet, des performances de Jac Berrocal, Xavier Boussiron, Lee Ranaldo, Aki Onda et bien d’autres. Il est aujourd’hui éditeur délégué et directeur de la rédaction des magazines Marie Claire et Marie Claire Maison Méditerranée.

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Bonus :

En 2001, Nicolas Moulin imaginait une solution plus radicale encore pour Vider Paris, le titre de cette série d’œuvres photographiques prémonitoire dont nous vous invitons à redécouvrir quelques extraits ici, en méditant sur l’acuité des artistes et leur capacité à nous révéler les mécanismes du monde, avant même qu’ils ne se révèlent au grand jour.

Nicolas Moulin, VIDERPARIS, extrait d’une installation avec vidéoprojection d’images fixes en mode aléatoire, composée d’une série d’images retouchées sur ordinateur d’après des photographies de rues de Paris, 2001 © ADAGP

Autour du texte
Chronique par Luc Clément
Nicolas Moulin, Vider Paris #9
22 avril 2020

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Chronique par Luc Clément
Nicolas Moulin, Vider Paris #9

Si l’on glose encore sur la létalité de SARS-CoV-2, alias Covid-19, se pourrait-il que l’on compte au nombre de ses victimes collatérales les libertés individuelles ? Subitement coupée du monde du réel, près de la moitié de l’humanité s’est trouvée du jour au lendemain projetée dans un huis clos virtualisé, avec pour seul passeport son adresse IP et pour identité un portrait blafard en 800 x 600 pixels. Une existence devenue jusqu’à nouvel ordre digital only et qui n’est pas sans soulever des inquiétudes.

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