Les artistes refont le monde
L'auteur

L'auteur : Bénédicte Ramade

Biographie

Bénédicte Ramade a soutenu son doctorat à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, qu’elle a consacré à l’histoire de l’art écologique aux États-Unis (Les infortunes de l’Art écologique américain depuis les années 1960 : proposition d’une réhabilitation critique). Comme historienne et critique d’art spécialisée en art contemporain, elle se consacre depuis une quinzaine d’années à l’analyse des questions environnementales. En 2009, elle a commissarié l’exposition collective Acclimatation au CNAP de la Villa Arson (Nice) et dirigé le catalogue, une analyse des relations entre nature et culture. En 2010-2011, elle a consacré ses recherches curatoriales à l’idée du recyclage dans les pratiques artistiques contemporaines et produit Rehab, l’art de re-faire à la Fondation EDF (Paris). Récemment, elle a réalisé l’exposition et son catalogue The Edge of the Earth: Climate Change in Photography and Video, à l’invitation du Ryerson Image Centre à Toronto (14 septembre- 4 décembre 2016) qui explorait les dessous des apparences écologique de l’Anthropocène. Elle vit et travaille à Montréal, récipiendaire d’une bourse de recherche postdoctorale à l’Université de Montréal où elle est chargée de cours en Histoire de l’art.

Contributions
Voir tous les auteurs +
Autour du texte
Investigation par Bénédicte Ramade
13 avril 2018

La voie autochtone

Investigation par Bénédicte Ramade
L’ouvrage de Naomi Klein, Tout peut changer, paru en 2014, a eu entre autres mérites de parfaitement expliciter et analyser le rôle et l’impact des Premières Nations dans la lutte pour la préservation des territoires naturels contre l’avidité des grandes multinationales de l’extraction. Les pratiques artistiques autochtones sont-elles le reflet de cette situation qui confère un pouvoir inédit à ces populations minorées par la société canadienne ? Grâce aux standards artistiques et conceptuels établis à partir du précédent que constitue l’art écologique américain et grâce à la compréhension singulière du règne naturel dans la culture autochtone, l’analyse d’œuvres d’artistes canadiens permet d’envisager le renouvellement esthétique et politique de l’art écologique. Ce serait aussi une voie d’émancipation pour l’art autochtone souvent trop circonscrit à un circuit de diffusion et de discussion critiques.

Lire aussi...