Habiter l’espace d’exposition

Investigation par Fereshte Moosavi

Sommaire

Depuis la fin du XIXe siècle jusqu’à nos jours, Téhéran a connu une évolution spectaculaire dénombrant 150 000 habitants dans les années 1860, pour arriver aujourd’hui à une métropole géante de plus de 12 millions d’âmes. La transformation urbaine majeure qui s’est déroulée pendant les première et deuxième périodes de la dynastie Pahlavi, de 1941 à 1973, a imposé des modèles architecturaux occidentaux qui ont changé à jamais l’architecture et le paysage urbain. Ces réformes ont entraîné la société dans de nouveaux modèles économiques et culturels. La première galerie, Apadana, a ouvert ses portes en 1949. On en comptait 22 avant la révolution en 1979, et jusqu’à 261 répertoriées en 2018. Ce développement a donné à la scène artistique plus d’espaces d’expression et a permis l’émergence de nouveaux lieux d’expérimentations sociales. Le texte qui suit étudie la relation entre l’espace, la mémoire et l’histoire dans les œuvres in situ de deux artistes, Farnaz Gholami et Anna Dot, montrées dans le cadre de l’exposition But We Don’t Leave Pyramids, de janvier à avril 2019.

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