Les artistes refont le monde
L'auteur

L'auteur : Camille Richert

Biographie

Camille Richert est diplômée de l’École normale supérieure de Lyon en histoire contemporaine. Ses premiers travaux de recherche en histoire sociale ont porté sur les femmes ouvrières dans l’entre-deux-guerres. Après un passage par l’École du Louvre, elle a débuté en 2016 une thèse de doctorat sous la direction de Laurence Bertrand Dorléac à Sciences Po – Paris où elle est chargée d’enseignement en histoire au Collège universitaire. Ses travaux de recherche portent sur les représentations du travail dans l’art depuis 1968. Dans la veine de l’histoire sociale de l’art, elle articule l’histoire de l’art à l’histoire, l’anthropologie ou la sociologie pour tisser une histoire visuelle des gestes et des émotions laborieuses depuis le déclin des idéologies politiques occidentales jusqu’à nos jours. Elle a, par ailleurs, exercé la fonction d’éditrice à Lafayette Anticipations – Fondation d’entreprise Galeries Lafayette (2014-2018), où elle a été en charge de la publication des premiers livres de l’institution et où elle a coordonné le projet ReSource, outil de documentation de la production en art contemporain. Critique d’art, elle collabore régulièrement avec différentes institutions publiques et privées ainsi que des revues. Cet article est sa troisième publication dans la revue Switch (on Paper).

Contributions
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Autour du texte
Investigation par Camille Richert
Mladen Stilinović, Artist at work (extrait), 8 photographies, noir et blanc, 30 x 40 cm, 1978 ©Mladen Stilinović, avec l’aimable autorisation du Museum of Modern Art, Varsovie
13 septembre 2018

Des corps sans fatigue

Investigation par Camille Richert
Mladen Stilinović, Artist at work (extrait), 8 photographies, noir et blanc, 30 x 40 cm, 1978 ©Mladen Stilinović, avec l’aimable autorisation du Museum of Modern Art, Varsovie

Les mouvements sociaux actuels de contestation des conditions de travail et d’emploi ne manquent pas de « spectacularité ». Mais le panache de ces protestations collectives ne saurait éclipser des formes d’opposition plus sourdes. Le sommeil, le rêve, la pause ou bien encore le jeu constituent des micro-résistances à la violence du travail dont certain.e.s artistes témoignent depuis plusieurs décennies. Si le degré de visibilité de ces révoltes est moindre, leur efficience n’en est pas pour autant affaiblie : elles peuvent au contraire être envisagées comme l’instauration d’une agentivité au cœur d’un quotidien laborieux.

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