Les artistes refont le monde
L'auteur

L'auteur : Maurice Fréchuret

Biographie

Maurice Fréchuret est un historien de l’art et conservateur en chef du patrimoine. Détenteur d’un doctorat de Sociologie et d’un doctorat d’Histoire de l’Art Conservateur au musée d’Art moderne de Saint-Étienne de 1986 à 1993, puis d... [ lire la suite ]

Contributions
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Thesaurus :

Arte Povera (art pauvre) est un mouvement artistique Italien né dans les années 1960, nommé pour la première fois par Germano Celant, historien et critique d’art, à l’occasion d’une exposition à Gênes. Il est composé exclusivement par douze artistes et se positionne en rupture face à l’influence idéologique du modèle capitaliste américain. Ainsi, leurs œuvres rejettent la sophistication technique et esthétique pour se concentrer sur l’expérience intime du spectateur.rice. Elles se caractérisent notamment par leur dépouillement, l’utilisation d’éléments laissés bruts, qui ne sont habituellement pas appelés à devenir des objets d’art, ainsi que par leurs aspects éphémères, périssables. La pauvreté doit ici s’entendre à travers l’absence de technique dans la réalisation, revendiquée par les artistes du mouvement, mais est surtout imprégnée par la culture de Moyen-Âge et ses notions d’ascèse, de renoncement, dans le but d’atteindre une forme de pureté spirituelle. Arte povera veut rompre avec le modèle institutionnel et muséal, leurs œuvres échappant au départ à toute réappropriation marchande.

Land Art : Tendance de l’art Américain apparue dans les années 1960, qui se questionne in situ dans un champ élargi aux sites naturels, initialement en dehors des espaces habituels de monstration et institutionnels. Le Land Art se distingue par l’emploi de matériaux naturels comme le bois, l’eau ou l’air au sein de créations exposées aux éléments et soumises à l’érosion naturelle, en introduisant une nouvelle conception de durée et de pérennité des œuvres.

BMPT, acronyme des noms des quatre artistes qui le composent, à savoir Daniel Buren, Olivier Mosset, Michel Parmentier, Niele Toroni, est un groupe d’artistes fondé par ce dernier en 1966 et dissous l’année suivante, en 1967. Leurs quatre pratiques d’alors se distinguent par un geste répétitif, différencié selon chacun (rayures verticales, cercles noirs identiques, bandes horizontales, empreintes égales du pinceau à intervalles réguliers). Ils cherchent à obtenir une neutralité dans la peinture, créant ainsi des œuvres radicales, caractérisées par une absence d’émotions, de narration.

Autour du texte
05 février 2021

Fabrice Gallis 2/2
L’association tend à être une forme en soi.

Noué à l’occasion d’un colloque à l’Université de Saint-Etienne, le dialogue entre l’artiste Fabrice Gallis et l’auteur Maurice Fréchuret, loin de livrer un portrait clairement défini de l’artiste et de son travail, nous entraîne dans un cheminement où les pistes sont brouillées à dessein et où le principal intéressé choisit de se fondre peu à peu au sein du collectif somme toute dont il est partie prenante. De cet art de l’évitement et de la disparition collective nait un étrange entretien où les questions restent ouvertes et les échanges entre ces jeunes praticien.ne.s traduisent un perpétuel besoin de repenser la pratique artistique contemporaine, ses formes et son rapport au monde.

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