Léa Belooussovitch, vue de l’exposition Purple Blanket, Image/Imatge centre d’art contemporain, Orthez, 2019. Photo © Gaëlle Deleflie
portrait

24 novembre 2021

Léa Belooussovitch, vue de l’exposition Purple Blanket, Image/Imatge centre d’art contemporain, Orthez, 2019. Photo © Gaëlle Deleflie

Léa Belooussovitch, l’art réparateur du flou.

Entretien par Céliane Svoboda

Sommaire

Alors que nous sommes, chaque jour, constamment assailli·e·s par les images et les écrans, Léa Belooussovitch redonne une sensibilité certaine à l’image. Presque paradoxalement, c’est par un travail proche de l’effacement, par le traitement du « flou » que l’artiste promeut une nouvelle dimension réflexive de l’image photographique. Le temps de travail au crayon de couleurs vient s’inscrire dans une dynamique bien éloignée des clics de smartphones et captures multiples. C’est un temps d’arrêt. La nouvelle attention portée au sujet se traduit par le geste lent. D’une réalité à l’image, Léa Belooussovitch propose un nouveau chemin de l’image à une réalité autre, plus subtile, plus sensible, plus curieuse et, souvent, moins crédule.

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