Le chant de Mexico

Investigation par Sophie Lapalu

Sommaire

Sophie Lapalu dresse un portrait organique de la ville de Mexico par le prisme du travail de Francis Alÿs, artiste belge installé dans la capitale mexicaine depuis 1989. Tout aussi politique que poétique, son œuvre, basée essentiellement sur de l’expérimentation sociale, ausculte la place de l’homme au sein d’une énorme cité, entre solitude et nécessité d’échange.

[ 1 ]

Director of Latino-American studies and Professor of Spanish Literature and Civilization at Princeton University, Rubén Gallo is the author of Mexican Modernity, an essay on Mexican avant-gardes, Las Artes de la Ciudad, on Mexican art in the  1990’s, and Freud au Mexique (Ed. Campagne première, 2013).

[ 2 ]

Rubén Gallo, « Mexico D.F. La ville de tous les délires », in Mexico, Chroniques littéraires d’une mégalopole baroque, trad. S. Doubin, Autrement, Paris, 2007, p. 8.

[ 3 ]

Francis Alÿs, « La cour des miracles », discussion with Corinne Diserens, in Francis Alÿs, Walking Distance From The Studio, exhibition catalogue, Kunst Museum, Wolfsburg, 2004, p. 77.

[ 4 ]

Historian and art critic as well as a curator associated with the Tate Gallery for Latino-American collections, Cuauhtemoc Medina is also the instigator of the Institute for Æsthetic Research at the National Autonomous University of Mexico. He met Alÿs very early upon his arrival, has written extensively on the artist’s work and contributed to the organisation of the work Where Faith Moves Mountains in Lima (Peru), in 2002.

[ 5 ]

Francis Alÿs et Cuauhtémoc Medina, note to Ambulantes, in Francis Alÿs, A Story of Deception, exhibition catalogue, Tate Publishing, London, 2010, p. 56.

[ 6 ]

See Georg Simmel, Philosophie de l’argent (1900), trad. S. Cornille et P. Ivernel, PUF, Paris, 1987, as well as Les grandes villes et la vie de l’esprit (1903), followed by Sociologie des sens (1908), trad. J.-L. Vieillard-Baron, Payot, Paris, 1989.

[ 7 ]

Frédéric Vandenberghe, La sociologie de Georg Simmel, La Découverte, Paris, 2009, p. 68.

[ 8 ]

Simmel noticed a “hypertrophia of the sense of vision”; vision has a tendency to substitute itself for the other senses. This abnormal increase, developed to start off with to respond to the omnipresence of elements to analyse and anticipate, paradoxically brings about a form of anxiety.

[ 9 ]

Contrary to what it seems, this video is not the documentation of an action; the artist assembled and edited the images (the sheep move in exactly the same manner and the shadow of the mast does not change as time passes). Francis Alÿs considers this video as a “fiction”.

[ 10 ]

Michel Foucault, “Leçon du 14 mars 1973,” in La société punitive, Cours au Collège de France, 1972-1973, Gallimard, Seuil, Paris, 2013, p. 200.

[ 11 ]

Id., « Résumé du cours », dans ibid., p. 265.

[ 12 ]

Michel Foucault indicates by this term the actions of workers who refuse to devote their bodies entirely to the apparatus of production (idleness, holidays…). Cf. Id., “Leçon du 14 mars 1973,” op. cit., p. 192.

[ 13 ]

Id., « Leçon du 7 mars 1973 », dans ibid., p. 197.

[ 14 ]

Id., « Leçon du 24 janvier 1973 », dans ibid., p. 72.

[ 15 ]

Id., « Leçon du 14 mars 1973 », dans ibid., p. 192.

[ 16 ]

Ibid.

[ 17 ]

Pour reprendre le titre de l’ouvrage de Paul Lafargue paru en 1880, Le Droit à la paresse.

[ 18 ]

All Francis Alÿs’ videos are available free of charge on his website : francisalys.com

[ 19 ]

Michel Foucault, Surveiller et punir, Naissance de la prison, Gallimard, 1975, p. 236. (Discipline and Punish. The Birth of the Prison)

[ 20 ]

Francis Alÿs, « La cour des miracles », op. cit., p. 95.

[ 21 ]

Rubén Gallo, op. cit., p. 28.

[ 22 ]

Francis Alÿs, preface to the work Fairy Tales, in Francis Alÿs, A Story of Deception, op. cit., p. 90.

[ 23 ]

Id., interview with David Torres, “Francis Alÿs, simple passant,” Artpress n° 263, 2000, p. 21.

Si l’on en croit l’écrivain Rubén Gallo1, la capitale du Mexique est un « monstre, une catastrophe urbaine, un cauchemar postmoderne2 ». Pourtant, à l’instar des marins à l’entrée du détroit de Messine, nombreux sont ceux qui, irrésistiblement attirés par le chant des sirènes de la métropole, ne peuvent plus en repartir. Francis Alÿs est de ceux-là….

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