Superamas
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Artiste, 02 octobre 2020

Superamas

Superamas, Le théâtre des opérations Entretien avec Julien Bécourt

Entretien par Julien Bécourt

Sommaire

Un voile de mystère entoure toujours les circonstances de la mort de Mouammar Kadhafi, traqué comme une bête sauvage après la prise de Tripoli en 2011. Exécution sommaire par des soldats du CNT (Conseil national de transition) ou assassinat téléguidé par les services secrets français ? S’emparant de cet épisode de l’histoire récente, le collectif Superamas met en place un dispositif inédit qui réunit sur scène Alexis Poulin, célèbre journaliste politique, et un ancien agent de la DGSE (Direction générale de la Sécurité extérieure). Dans cet entretien à bâtons rompus, les révélations se font non plus dans le cadre médiatique mais sur une scène de théâtre, où les masques tombent et l’histoire se réécrit sous nos yeux.

Créé il y a une vingtaine d’années entre la France et l’Autriche, auteur d’une flopée de spectacles joués à travers le monde (Big 3, Empire (Art & Politics), Theatre, Youdream, Vive l’armée !, Chekhov Fast & Furious…), Superamas se définit comme un collectif d’artistes aux parcours et aux compétences multiples, convergeant dans une forme scénique à mi-chemin entre la performance, la chorégraphie et l’installation vidéo. Passés maîtres dans la satire de l’entertainment et de ses modes de représentation, les six membres à l’origine du collectif embrassent des formes tantôt légères, tantôt ultra-sophistiquées. Leurs spectacles « pluridisciplinaires » – si tant est que cette poussive dénomination fasse encore sens en 2020 – imbriquent l’histoire géopolitique et sa représentation médiatisée, la vérité et l’artifice, la farce et son pendant tragique. Si l’ironie fait partie de leur arsenal de guerre, leurs thématiques sont souvent greffées à l’actualité internationale et se targuent de mettre à jour les rouages cyniques du pouvoir. Mais à force d’exacerber le kitsch sous couvert de subversion, ne prend-on pas le risque de tomber dans les travers que l’on dénonce ? Le serpent, parfois, se mord la queue.

En renversant le spectacle sur lui-même et en juxtaposant plusieurs niveaux de réalité, Superamas opère néanmoins un renversement de perspective chez le spectateur. Nous contentons-nous d’être des témoins passifs de l’histoire ? Pouvons-nous intervenir sur le cours des événements ou la manipulation du réel contribue-t-elle à nous scléroser ? Infotainment, fake news, reality show, médias de masse, réseaux sociaux, algorithmes, A.I. et autres instruments de contrôle chéris de la startup nation sont passés au crible de leur humour au vitriol. Si l’on est en passe d’assister à l’agonie de la société de consommation, Superamas a d’ores et déjà pris place en tête du cortège.

VIVE L'ARMEE, Superamas

VIVE L’ARMÉE © Superamas

Julien Bécourt : Le détournement, la réappropriation et la satire politique en lien avec des thématiques contemporaines sont au centre de vos performances. Comment résumeriez-vous votre démarche ? Quels sont vos parcours respectifs ?

Superamas : Superamas est composé d’artistes aux parcours complémentaires : certains d’entre nous viennent du design industriel, d’autres de la danse, de la performance, du cinéma et même de la diplomatie culturelle. Cela nous permet d’avoir une grande autonomie artistique. De l’écriture à l’interprétation, en passant par la mise en scène, la dramaturgie, la production et les différents départements techniques (scénographie, son, lumière, vidéo), Superamas dispose en son sein de compétences dans l’ensemble des champs qui concourent à la réalisation d’un spectacle.

En fonction des nécessités spécifiques à chaque projet, il peut cependant nous arriver de solliciter des personnalités extérieures au noyau initial. C’était le cas par exemple avec THEATRE (création 2012), pour lequel nous avons fait appel à un spécialiste de la modélisation 3D pour la réalisation de certaines images. C’est vrai aussi de L’homme qui tua Mouammar Kadhafi, dont les deux protagonistes principaux ne sont pas des acteurs. Dans ce spectacle, le journaliste politique Alexis Poulin interviewe en direct un ancien officier de renseignement de la DGSE.

Ceci étant dit, et pour revenir au premier terme de votre question, résumer notre démarche artistique n’est pas chose aisée. Si l’on voulait en donner une définition un peu (trop) théorique, on pourrait dire que nos spectacles cherchent à exposer les mécanismes cachés de la société du spectacle. Guy Debord l’avait vu avant tout le monde, le spectacle n’est plus un événement clairement localisé et ritualisé. Pensez aux réseaux sociaux : le spectacle est partout tout le temps, il est devenu la structure propre de la réalité elle-même. Dans nos spectacles nous essayons d’éclairer cette dimension performative du réel.

Pour prendre un exemple, en France, quand on pense à la Libye de 2011, le grand public se souvient systématiquement de l’incroyable performance de Bernard-Henri Lévy ! Malheureusement, et au-delà de son nombrilisme qui peut prêter à rire, son mauvais numéro d’acteur a eu des conséquences bien réelles. C’est par son entremise que l’Elysée a reçu – et reconnu comme légitime – le CNT, que BHL présentait comme des démocrates, et des « Massoud libyens ». BHL savait-il qu’il s’agissait pour une large part d’entre-eux d’islamistes radicaux, ou s’est-il laissé emporter par son rôle de chantre de « la guerre humanitaire préventive » ? Dans un cas, comme dans l’autre, cette mise en scène narcissique a contribué à légitimer aux yeux de l’opinion une intervention militaire dont les Libyens n’ont pas fini de payer le prix. Et dès lors, elle devient un sujet qui nous intéresse.

Julien Bécourt : Comment est né ce projet de spectacle, dont le dispositif documentaire avec des non-acteurs semble assez éloigné de vos créations précédentes, même si l’on y retrouve des thématiques « guerrières » déjà abordées dans Empire, Theatre ou Vive l’armée ?

Superamas : Ce n’est pas la première fois que nous travaillons avec des non acteurs. C’est même un fil rouge entre nos spectacles. Big 1, en 2002, mettait en scène deux gogo dancers ; Big 2 une hôtesse de l’air d’Air France, Empire, en 2008, un réfugié politique somalien, Chekhov Fast & Furious, plus récemment, a été écrit avec des jeunes gens d’horizons extrêmement variés, dont la plupart n’avait aucune expérience de la scène.

Théâtre Superamas

THEATRE SUPERAMAS © Alexis-Destoop

La grande différence que propose L’homme qui tua Mouammar Kadhafi est qu’Alexis Poulin (le journaliste) et l’ancien espion (qui préfère rester anonyme), ne suivent pas une partition écrite à l’avance. Même si elle suit un cadre, l’interview est « live », en direct. Le public pourra même poser des questions à cet ancien officier de renseignement. C’est d’ailleurs ce qui fait le sel de cette pièce pour nous : aucune soirée ne sera semblable à une autre, et nous ne savons pas à l’avance la direction que prendra le spectacle.

C’est aussi une grande première ! A notre connaissance, il n’était encore jamais arrivé qu’un espion accepte de révéler à visage découvert les coulisses de son métier sur une scène de théâtre. Quand Alexis Poulin nous a fait part de la rencontre avec ce témoin, son idée initiale était de réaliser un reportage ou de publier un livre sur ce qu’il lui avait relaté. Le convaincre de témoigner dans le cadre d’un spectacle – même documentaire – n’a pas été évident. Mais nous y sommes parvenus, et c’est là que ce projet de « journalisme live » a démarré.

Julien Bécourt : L’exécution de Kadhafi a suscité de nombreuses interrogations, mais les circonstances de sa mort sont pour le moins douteuses. Comment êtes-vous parvenu à convaincre un journaliste d’investigation et un ancien agent de la DGSE de participer à un tel dispositif ? Avez-vous rencontré des obstacles ?

Superamas : Avec Alexis, cela s’est fait de manière assez naturelle, au cours d’une discussion bien arrosée dans un restaurant thaï à côté de la Gare du Nord à Paris. Il se trouve que l’un des membres de Superamas et Alexis ont fait une partie de leurs études ensemble à l’IEP (Institut d’études politiques) de Grenoble dans les années 1990…

Pour ce qui est de l’espion, cela a pris un peu plus de temps. Avec ironie, il nous a fait remarquer avant l’été que nous l’avions recruté de la même manière qu’un officier traitant recrute une « source humaine ». Dans le jargon des services secrets, les leviers sur lesquels les espions jouent pour recruter des agents sont résumés par l’acronyme MICE, pour Money, Ideology, Compromission, Ego. Dans son cas, c’est l’idéologie qui a joué : la manière dont les choses se sont déroulées en Libye en 2011 lui sont restées en travers de la gorge. Mais peut-être que l’ego a aussi eu une part dans sa décision d’accepter ? Ce qui est certain, c’est que vu les cachets d’intermittent du spectacle, ce n’était pas l’argent !

Pour ce qui est des obstacles, nous n’en avons pas rencontré de particulier, dans le sens où ni les services ni les autorités ne nous ont interdit quoi que ce soit. En revanche, certains témoins que nous aurions voulu interroger nous ont opposé une fin de non-recevoir catégorique. Je pense notamment à un marchand d’armes et à un colonel du renseignement militaire. La seule vraie grosse difficulté a été la crise sanitaire et les interdictions de voyager. Mais heureusement, Géraud Didier, qui dirige la scène nationale de Maubeuge (théâtre le Manège), nous a permis de terminer le spectacle dans d’excellentes conditions en nous accueillant au Manège à la fin du confinement. Son soutien a été décisif.

Julien Bécourt : Vos pièces sèment le doute sur la part de réel et de fiction, tout en analysant à chaque fois une thématique sociétale ancrée dans l’actualité géopolitique. Pouvez-vous en dire davantage sur votre méthode de travail et votre conception de la mise en scène ?

Superamas : Effectivement, l’articulation entre réel et fictif est au cœur de notre travail. La frontière entre les deux est de plus en plus poreuse. Cela ne date pas d’aujourd’hui, mais il nous semble tout de même que le phénomène s’accélère. On le voit bien avec les fake news ou les théories complotistes : la vérité devient une option possible parmi un large choix d’opinions plus ou moins fantaisistes, ou de faits plus ou moins sciemment déformés. C’est très inquiétant, et c’est sans doute l’une des raisons pour lesquelles cette problématique nous intéresse.

Nos méthodes de travail dépendent avant tout de la nature du projet que nous menons. Une pièce comme Chekhov Fast & Furious, composée avec quatre groupes d’une dizaine de jeunes gens, respectivement basés à Amiens, Vienne, Maubeuge et Reykjavik, ne peut s’écrire de la même manière, qu’un spectacle documentaire mettant en scène un journaliste et un espion. La première s’est montée à partir de nombreux ateliers, au cours desquels des improvisations nées au plateau ont été peu à peu fixées. La seconde s’est dessinée en élaguant dans une matière documentaire tellement riche – car elle est de première main – qu’elle aurait pu permettre l’écriture d’une série télévisée en dix épisodes !

De la même manière, c’est également le projet qui dicte la mise en scène. Vous ne pouvez pas diriger des non acteurs de la même manière que vous le feriez avec des professionnels de la scène. Pour la bonne raison qu’ils ne jouent pas un rôle ou un personnage : ils sont eux-mêmes. Par contre, vous pouvez leur donner un cadre, en espérant qu’il soit à même de servir leur propos. C’est ce que nous avons essayé de faire avec L’homme qui tua Mouammar Kadhafi. A rebours de certaines de nos pièces précédentes, nous avons choisi ici d’utiliser les effets médiatiques classiques (son, lumières, vidéo) avec parcimonie, afin que le discours, dans toute sa complexité, puisse être entendu le plus clairement possible.

Julien Bécourt : Vous exacerbez les contradictions propres au monde contemporain pour mieux en révéler les mécanismes de conditionnement, en particulier au travers de la représentation médiatique et populaire. L’humour y tient également un rôle majeur malgré la gravité du propos. Quelles réactions cherchez-vous à déclencher chez le spectateur ? Susciter à la fois le rire et la réflexion critique ?

THEATRE SUPERAMAS

THEATRE SUPERAMAS © Alexis Destoop

Superamas : Il est vrai que beaucoup de nos pièces précédentes – sans pour autant être des comédies – portaient en elles une certaine légèreté. Légèreté qui n’empêche d’ailleurs pas la réflexion. L’humour finalement, c’est souvent un regard décalé sur les choses. C’est de la connexion inattendue entre deux éléments qu’a priori tout éloigne, que naît le rire. Mais pour faire naître cette connexion, il faut réfléchir. Et parce qu’elle surprend celui à qui elle est adressée, elle donne en retour matière à réflexion. Ceci étant dit, le sujet de L’homme qui tua Mouammar Kadhafi ne se prête guère à ce jeu. Et ce n’est en tout cas pas sous cet angle que nous l’avons traité.

En ce qui concerne la réflexion critique, nous ne pouvons qu’espérer la susciter. « Chercher à la déclencher » nous semblerait sans doute trop prétentieux. Notre intention – lorsque nous montons un spectacle – n’est pas nécessairement de provoquer un sentiment ou une réaction. Nous sommes nous-même touchés par des événements. Un mensonge d’État, par exemple. Ce que nous pouvons faire, en tant qu’artistes, c’est donner une forme à cette sensation personnelle (ou collective) que d’autres pourront ensuite peut-être appréhender. Mais ce travail intime n’est plus de notre ressort : c’est celui du spectateur. Et une même œuvre peut susciter une multiplicité de réactions et de sentiments qui sont tous aussi légitimes les uns que les autres. Une fois achevée, la pièce échappe à son créateur et appartient à ceux qui la découvrent.

Julien Bécourt : Vous travaillez de manière pluridisciplinaire, entre théâtre, chorégraphie, vidéo, musique et performance. Cette variété de mediums vous semble-t-elle de nature à ouvrir de nouvelles possibilités formelles dans le cadre de la représentation théâtrale ?

Superamas : Il est certain que chaque medium ouvre un champ de possibilités formelles qui lui est propre. Les traductions d’une même idée par la chorégraphie ou par la vidéo seront nécessairement différentes. Et il serait pour nous inconcevable de nous cantonner à un seul mode d’expression, alors que d’autres formes nous permettraient d’exprimer avec plus de justesse ou de force l’intention dramaturgique initiale.

Pour autant, nous ne faisons pas non plus de la pluridisciplinarité un fétiche, ou un objectif en soi. Il ne s’agit pas d’accumuler les disciplines artistiques ou les media dans une logique de virtuosité, ou pour être à la page. Ils sont davantage des outils à disposition parmi lesquels nous pouvons librement choisir ceux qui nous semblent les mieux adaptés.

En conséquence, nos spectacles sont très différents les uns des autres. Dans Théâtre, qui portait précisément sur les modes de représentation en Orient et en Occident, sur la figuration et sur l’usage de la perspective, il était « dramaturgiquement » nécessaire de multiplier les points de vue. Nous avons dès lors fait appel à la danse, au texte, à la vidéo, à l’opéra, à la 3D et même au ballet aquatique ! Dans L’homme qui tua Mouammar Kadhafi, nous avons au contraire fait le choix d’une économie de moyens pour n’éparpiller ni le regard ni l’attention du public.

Julien Bécourt : Dans la pièce Empire (Art & Politics), vous mettiez en exergue une citation d’Artur Cravan (« La gloire est un scandale ! ») tout en mettant en cause les formes de pouvoir et de domination historiques corrélées à la mondialisation économique et à la volonté d’expansion et de conquête impérialiste. Pensez-vous que le théâtre, sous une forme de mise en abyme qui remet en cause ses propres codes et sa fonction, puisse encore être un outil de résistance et de réflexion tangible ?

Superamas : Un outil de réflexion, on peut l’espérer. Un outil de résistance, peut-être également. Mais encore faudrait-il s’entendre sur ce à quoi on essaie de résister. A cette question, il ne peut y avoir de réponse univoque. A moins d’envisager le théâtre comme un ensemble homogène. Ce qu’il n’est pas, heureusement.

Superamas d’ailleurs ne considère pas que la vocation du théâtre soit de changer le monde. Mais peut-être qu’à l’occasion d’une représentation, à un moment donné, quand certaines conditions mystérieuses sont réunies, il peut changer un monde. Celui d’un spectateur en particulier qui sera ce soir-là troublé, ou choqué, ou étonné par un regard sur le monde, ou sur la vie, qu’il n’avait jusque-là pas imaginé. Mais ceci n’est pas propre au théâtre. C’est vrai de chaque forme d’art.

Chekhov (c) Nurith-Wagner-Strauss

Chekhov © Nurith Wagner Strauss

Ce qui est clair en revanche pour nous, c’est que le théâtre qui nous intéresse doit remettre en cause la représentation. Quand nous faisons du théâtre, nous nous interrogeons sur ce que signifie faire du théâtre. Parce que si on fait l’impasse sur cette réflexion, on se contente de la répétition d’une tradition. Ça n’est d’ailleurs pas un jugement de valeur ou un gage de qualité : on peut parfaitement répéter de manière respectueuse une tradition ancestrale en parvenant à un résultat sublime. Ou au contraire, bousculer la forme et les codes et se planter largement. Cela signifie simplement que c’est dans ce type de recherche que nous nous sommes engagés. Avec l’espoir de ne pas trop nous planter…

Julien Bécourt : Comment vous répartissez-vous les rôles, entre l’écriture, la vidéo, les lumières, la mise en scène, l’interprétation ?

Superamas : On pourrait ajouter à cette liste le son, la scénographie, ainsi que la production, l’administration, et la communication. Ces derniers domaines d’ailleurs n’étant pas moins importants que les précédents dans l’élaboration d’un spectacle…

Depuis 20 ans nous fonctionnons selon un mode d’organisation horizontale. Ca semble banal aujourd’hui tant ce modèle – celui des start-ups – est rabâché ad nauseam dans les médias. Mais pour nous, ça n’est pas un effet de mode. Parce qu’il y a vingt ans, les start-ups s’appelaient encore des PME ou des TPE. Et PME, même si c’est moins sexy, c’est exactement la même réalité…

Donc, dans notre PME horizontale, dans notre kolkhoze artistique, disons dans notre collectif, pour reprendre un autre mot largement galvaudé, alors qu’il ne l’était pas encore lorsque nous l’avons choisi, il n’y a pas de hiérarchie, de chef ou de metteur en scène démiurgique. Tout le monde est payé de la même manière, et tout le monde a voix au chapitre sur les orientations artistiques et stratégiques.

Certains projets sont portés par l’intégralité du collectif. D’autres par un tandem, certains par une seule personne. Mais systématiquement, à un moment où à un autre de la création, les autres membres interviennent en fonction de leurs compétences et de leurs talents respectifs.

Ce sont, à grands traits, les principes généraux. Mais naturellement, chaque spectacle implique une organisation spécifique. Du point de vue des moyens financiers et humains qu’il engage, L’homme qui tua Mouammar Kadhafi est certainement l’un des plus légers que nous ayons initiés – la répartition s’est faite très simplement. Superamas a assumé la mise en scène de manière collective, et le journaliste Alexis Poulin, ainsi que l’ancien officier de renseignement sont au plateau. Nous leur avons simplement adjoint l’un d’entre nous afin qu’il représente Superamas sur scène. Il officie tout à la fois comme « le réalisateur » de l’interview – au sens d’un réalisateur d’émission de radio – et comme un manipulateur/ acteur au cours d’une scène inattendue. Mais comme elle joue sur l’effet de surprise, vous comprendrez que je ne souhaite pas m’étendre sur ce sujet…

Couverture : L’homme qui tua Mouammar Kadhafi © Superamas

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