Les artistes refont le monde
L'auteurThesaurus

Thesaurus :

La Révolution démocratique et populaire (également appelée RDP) est menée 4 août 1983 au 15 octobre 1987 par le régime incarné par le capitaine Thomas Sankara, officier progressiste, au statut proche de Che Guevara, dans l’imaginaire collectif de la population. Le pays, alors appelé Haute-Volta, nom issu de la colonisation, abandonne son nom pour celui de Burkina Faso. L’hymne national est également changé. La période révolutionnaire prend fin avec l’assassinat de Sankara, mais son héritage reste vivace dans le pays.

Le mooré ou mòoré est la langue la plus parlée du Burkina Faso. Elle est utilisée par les Moosé, principal groupe ethnique du pays. Comme le dioula et le foulfouldé, elle est une langue véhiculaire rattachée au groupe voltaïque issu de la famille des langues nigéro-congolaises.

Une langue véhiculaire sert de moyen de communication entre des populations aux langues différentes, surtout quand s’agit d’une langue tierce, dissemblable des deux langues natives.

Le peuple Moosé vit au centre du Burkina Faso – dans les villages proches des rivières Nazinon et Nakambé – et au nord du Ghana, du Togo, du Bénin et de la Côte d’ivoire.

Le dioula est une langue mandingue utilisée par 20 millions de personnes au Mali, en Côte d’Ivoire ou au Burkina Faso où le dioula/malinké détient le statut de langue nationale.

Les langues mandingue sont formées de langues parlées en Afrique de l’Ouest. Elle sont également appelées langue nigéro-congolaises.

Le fulfud, appelé communément peu ou peulh ou pular, est la langue maternelle des ethnies peules et apparentées, deuxième langue employée en Afrique de l’Ouest, notamment de façon véhiculaire par d’autres ethnies africaines. Elle est utilisée dans une vingtaine de pays, dans des régions parfois distinctes, en Afrique de l’Ouest, au Sahel ou en Afrique centrale.

Autour du texte
22 janvier 2021

Chorégraphie de soi et identité en mouvement Entretien avec Sarah Andrieu

Partant d’un point de vue ethnographique, Sarah Andrieu analyse l’évolution de la danse contemporaine au Burkina Faso. Issue de récits intimes ou collectifs, cette enquête de terrain croise la création de danseurs et danseuses qui font de leur pratique un désir d’émancipation comme la volonté d’en faire un métier à part entière. Pour son auteure, c’est aussi une manière de faire de sa recherche un « engagement ».

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