Les artistes refont le monde
Les auteurs

L'auteur : Franck Leibovici

Biographie

Franck leibovici (poète, artiste) a tenté de rendre compte, sous la forme d’expositions, de performances et de publications, des conflits dits « de basse intensité » d’un point de vue documental en usant de partitions graphiques et de systèmes de notation issus de la musique expérimentale, de la danse, de la linguistique – des documents poétiques (al dante, 2007), portraits chinois (al dante, 2007), low intensity conflicts – un mini-opéra pour non musiciens (ed. mf, 2018) ; a publié des correspondances de spams, des discours de 70h et des transcriptions de sex-tapes (lettres de jérusalem, 2012 ; filibuster, jeu de paume, 2013 ; de l’amour, éd. jean-boîte, 2019) ;
a travaillé sur l’écologie de l’œuvre d’art – (des formes de vie) – une écologie des pratiques artistiques (les laboratoires d’aubervilliers / questions théoriques, 2012), des récits ordinaires (avec grégory castéra et yaël kreplak, les presses du réel / villa arson, 2014), refresh ! / collecting live art (tate modern / koenig, 2012-2014), the training – an artwork for later / and after (biennale de venise, 2017) ; travaille actuellement, avec julien seroussi, à un cycle d’exposition et de publication autour du fonctionnement de la justice internationale (bogoro, questions théoriques, 2016 ; biennale de taipei, 2020, cour pénale internationale, 2020).

Contributions

L'auteur : Yaël Kreplak

Biographie

Yaël Kreplak est sociologue, chercheuse associée au Centre d’étude des mouvements sociaux (EHESS, Paris) et au Centre de recherche des liens sociaux (Université Paris Descartes). Elle travaille dans le domaine de l’ethnométhodologie, de l’analyse de l’action située et de l’analyse conversationnelle. Fondés sur des enquêtes ethnographiques réalisées dans des institutions artistiques et patrimoniales (Villa Arson, Centre Pompidou, Archives nationales), ses travaux élaborent une approche pragmatiste de l’art, sensible aux processus par lesquels les œuvres sont présentées au public et ancrée dans la description des pratiques de mise en exposition, conservation, restauration et documentation. Elle prépare actuellement un ouvrage sur les pratiques de la conservation de l’art contemporain au Musée national d’art moderne – Centre Pompidou. Ses activités de recherche se prolongent fréquemment par des collaborations avec des professionnels de l’art et des artistes. Elle donne régulièrement des conférences, en France et à l’étranger, dans des universités et institutions artistiques.
Parmi ses publications récentes : des récits ordinaires, avec Grégory Castéra et Franck Leibovici (publication liée à l’exposition, Les presses du réel, coll. Villa Arson, 2014), « Des documents dociles » (in Document bilingue, Manuella / MuCEM, 2017), « Artworks in and as practices. The relevance of particulars » (in Practicing Art/Science. Experiments in an emerging field, Routledge, 2018), « Once it is out, it is anybody’s. Quelques remarques sur les méthodes de Franck Leibovici » (in Une poétique pragmatiste, Les presses du réel, 2018), « Quelle sorte d’entité matérielle est une œuvre d’art ? Le cas du Magasin de Ben » (Images Re-vues, 2019), « Des artistes, des enquêtes, des pratiques ingénieuses. Conversations avec Thierry Boutonnier, Gwenola Wagon et Alexis Guillier » (SociologieS, 2020).

Contributions
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Bonus

Bonus :

Le projet des récits ordinaires a été développé par Grégory Castéra, Yaël Kreplak et Franck Leibovici.

L’exposition à la Villa Arson était présentée ainsi :

« Les conversations, informelles, ordinaires, sont le véhicule qui permet à une œuvre de traverser les âges. Elles sont un des lieux où les œuvres se transmettent, se refont, existent. Les œuvres ont des modes d’existence multiples, et selon les modes, des propriétés, des comportements différents. S’est-on jamais demandé quelles propriétés les œuvres avaient dans une conversation ? Certainement pas les mêmes que dans les livres ou dans le face-à face physique. Et si, dans une conversation, ce n’était plus nous qui parlions au sujet d’une œuvre, mais l’œuvre elle-même qui se mettait en action ? des récits ordinaires voudrait explorer cette hypothèse : partir à la recherche de ces propriétés. »

des récits ordinaires est une exposition-training qui invite à se fabriquer une nouvelle oreille. Pour que, dès le lendemain, dans un bar, attablé-e avec quelques amis, et discutant d’une œuvre, ou de plusieurs, vous puissiez détecter une présence : « dans cette conversation, une œuvre est en train de s’activer »…
Avec (par ordre d’apparition) les œuvres de Ilana Salama Ortar, Stéphane Bérard, Christopher d’Arcangelo, Louise Bourgeois, Jana Sterbak, News Syndicate Company, Robert Rauschenberg, Marcel Duchamp, Franz Erhard Walther, Aurélien Froment, Yves Klein, le Château de Versailles, Daniel Buren et Pierre Huyghe.
Portées par : Jean-Pierre Cometti, Stéphane Bérard, Pierre Bal-Blanc, Isabelle Alfonsi, Patrick Bernier et Olive Martin, Kobe Matthys pour Agence, Aurélien Mole, Ghislain Mollet-Viéville, Jocelyn Wolff, Claire Le Restif, Benoît Dagron et Sandra Terdjman. »

Les vues d’exposition sont visibles sur : des récits ordinaires, Villa Arson

La préface de la publication ainsi que trois transcriptions de conversation sont téléchargeables ci-dessous. Une tinyurl et un QR code à l’intérieur de chaque pdf permettent d’écouter l’enregistrement original de chaque conversation.

Pour des informations sur la publication :
Les presses du réel

Extraits choisis
Autour du texte
Chronique par Franck Leibovici et Yaël Kreplak
Des récits ordinaires
18 juin 2020

Les vies multiples de l’œuvre d’art

Chronique par Franck Leibovici et Yaël Kreplak
Des récits ordinaires

après cette période d’enfermement où les œuvres sont restées comme nous tous confinées, que les institutions, galeries et artistes ont cherché, par tous les moyens, à transporter les œuvres « chez nous », le moment semble venu de reprendre les hypothèses du projet des récits ordinaires. ce dernier explorait en 2014, sous la forme d’une exposition et d’une publication, le fonctionnement des œuvres d’art lorsqu’elles ne sont que discutées. où il était déjà question de l’action de l’art « à distance ». une occasion d’offrir aux lecteurs de Switch (on Paper) des séances d’écoute et de transcriptions d’œuvres en conversation.

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