Les artistes refont le monde
L'auteur

L'auteur : Hélène Guenin

Biographie

Directrice du MAMAC depuis le printemps 2016, Hélène Guenin a notamment organisé au musée les expositions Gustav Metzger. Remember Nature (février 2017) ; À propos de Nice. 1947 – 1977 (été 2017) ; une rétrospective de Liz Magor (novembre ... [ lire la suite ]

Contributions
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Thesaurus

Thesaurus :

Premières Nations est un terme qui désigne les peuples autochtones du Canada, n’appartenant pas aux communautés Inuits (habitants autochtones de l’Arctique nord-américain) ou métis (d’ascendance mixte, entre Autochtones d’Amérique du Nord et Européens). Ce terme est utilisé en remplacement d’Indiens et d’Amérindiens, pour son manque d’exactitude et sa connotation négative. C’est un terme générique qui recouvre une multitude de communautés, puisqu’on en dénombre, selon un recensement de 2016, près de 634 groupes, parlant plus de cinquante langues distinctes.

Les Cris forment l’un des plus importants groupes des Premières Nations au Canada, et font partie des peuples algonquiens, vaste ensemble de nations autochtones. Ils sont divisés en neuf communautés, réparties respectivement depuis la côte atlantique jusqu’aux contreforts des Rocheuses.

Sarayaku est un village de la communauté autochtone kichwa, situé au cœur de l’Amazonie équatorienne, régie par des principes démocratiques et un système de gouvernement traditionnel. Les Kichwa, qui vivent de manière autonome des ressources de leur environnement, ont obtenu auprès de l’état équatorien, le droit de propriété de leurs terres. Cette avancée leur permet un droit de refus, face aux pressions des organisations internationales et des gouvernements sud-américains, qui déforestent et détruisent la biodiversité pour le pompage des nappes pétrolifères. Le village est devenu le symbole de la résistance pacifique de ces communautés.

Les Samis sont un très ancien peuple indigène dont le territoire se situe au-delà du cercle polaire arctique, couvrant le nord de la Suède, de la Norvège et de la Finlande, ainsi que la presqu’île de Kola en Russie, parfois nommés abusivement lapons, mot péjoratif qui signifie porteur de haillons en suédois. Les Samis qui vivaient autrefois principalement de la pêche, de la chasse et de la transhumance des rennes ont vu les colonisations successives, religieuses et politiques les priver de leurs droits et bouleverser leurs modes de vies.

L’Écoféminisme apparait dans les années 1970, même si ses principes sont préfigurés dès les années 1960. Mouvement politique, éthique et philosophique, il articule féminisme et écologie pour désigner l’interconnexion étroite entre domination des femmes et de la planète. Il cherche à démontrer que le capitalisme et le patriarcat sont responsables de la crise climatique et de la destruction de la biodiversité. Nébuleuse constituée de différentes sensibilités, l’écoféminisme théorise des changements structurels et radicaux, imagine des projets d’avenir qui abolissent les conceptions anthropocentriques et visent une harmonie inter-espèces et avec les écosystèmes.

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Autour du texte
10 décembre 2020

Savoir indigènes_ Fictions cosmologiques Entretien avec Ursula Biemann

Depuis plus de vingt ans, l’artiste et auteure Suisse Ursula Biemann traite dans ses essais vidéo des défis écologiques contemporains, comme l’extractivisme et l’accès inégalitaire aux ressources de la Terre – ou encore les flux migratoires, conséquences de la pression exercée par l’homme sur l’environnement et le monde du vivant. Plus que jamais, l’actualité confirme la pertinence de cette vision complexe, reliant cette voracité dans l’exploitation des ressources et les transformations irréversibles des sols et d’écosystèmes entiers aux enjeux sociaux et environnementaux les plus brûlants.

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