Les artistes refont le monde
L'auteur

L'auteur : Kim Levin

Biographie

Kim Levin est critique d’art et écrivaine. Américaine, elle a régulièrement contribué au Village Voice, de 1982 à 2006. Depuis 2007, elle écrit régulièrement dans ArtNews. Elle a été correspondante d’Opus International de 1973 à 1977. Puis, de 1980 à 1994, elle a été correspondante de Flash Art. Elle a aussi été rédactrice-en-chef associée de Arts Magazine de 1973 à 1992. Elle a en outre contribué aux publications Parkett, Artstudio, Sculpture et VOIR, entre autres. On trouve également ses essais dans différents livres et catalogues d’expositions. Kim Levin est titulaire d’une licence du Vassar College et d’une maîtrise en égyptologie de la Columbia University, Département d’histoire de l’art et d’architecture. Elle a poursuivi son doctorat à la New York University Institute of Fine Arts. Kim Levin a donné des conférences aux États-Unis et à l’international dans de nombreuses institutions : le Musée Guggenheim, la New School for Social Research, la Brown University, la Biennale de São Paulo, le Whitney Museum of American Art, le Museum of Contemporary Art de Chicago, le California Institute of the Arts, le Cincinnati Center of Contemporary Art, entre autres. Elle a été professeure invitée à la SVA, à l’école supérieure du Claremont College et à HISK à Anvers. Trésorière de l’AICA-USA de 1982 à 1984, puis vice-présidente de 1984 à 1990 et présidente de 1990 à 1992, elle est devenue vice-présidente de l’AICA International en 1991 et elle en a été élue présidente en 1996 pour deux mandats successifs, qui se sont achevés en 2002. En 2002, une installation basée sur les notes préalables de Levin sur des communiqués de presse et des annonces de galeries, a été présentée à l’occasion de l’exposition Notes and Itineraries qui lui était consacrée à Delta Axis, Memphis – l’artiste John Salvest en assurant le commissariat et l’installation. Ce projet a été repensé à Ronald Feldman Fine Arts, New York (2006), avant d’être présenté à l’international chez Haas & Meyer à Zurich (2006), au Musée Ludwig de Budapest (2007) et à KIASMA, Helsinki (2008). Il a également été intégré à l’exposition collective Retracing Exhibitions curatée par Kari Conte et Florence Ostendat au Royal College of Art de Londres (2009).

Contributions
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Partenariat :

AICA INTERNATIONAL

Cet essai est l’adaptation d’un discours prononcé par Kim Levin lors du 50e Congrès de l’AICA à Paris en novembre 2017, au Palais de la Porte Dorée-Musée national de l’histoire de l’immigration. Sous le titre Everywhere and Nowhere : From the Myth of Progress to the Sixth Extinction (On Art, Life and Migration), ce discours faisait partie d’une journée intitulée « Partout et nulle part: migrations et art contemporain », dirigée par Marjorie Althorpe-Guyton, Secrétaire Générale d’AICA Int, et Mathilde Roman, Trésorière d’AICA Int.

L’Association Internationale de Critique d’Art (AICA), fondée en 1949 sous l’égide de l’UNESCO, regroupe 63 sections et 6 000 membres dans le monde entier. Chaque section nationale organise à tour de rôle un colloque annuel. En 2019 il est organisé par AICA Germany.
Plus d’informations sur
https://aicainternational.news/

Avec le soutien de l’AICA, Switch (on Paper) publiera dans les semaines à venir encore deux autres communications issues de cette journée riche en perspectives et débats sur les situations de migrations forcées, dont les ancrages et échos dans la création soulèvent de nombreux enjeux sur les rapports entre art et politique. Ces trois communications issues de points de vue de critiques d’art basés à Istanbul, Poznan et New York, témoignent de l’ambition de l’AICA de permettre le dialogue entre des mondes de l’art pluriels bien que globalisés.

Autour du texte
Essai par Kim Levin
Kimsooja, the Bottari Project (1996- )
01 mars 2019

Du Mythe du Progrès à la Sixième Extinction

Essai par Kim Levin
Kimsooja, the Bottari Project (1996- )

Au début des années 1990, après à la chute du Mur de Berlin et plus de 40 ans de guerre froide émaillés de multiples conflits à travers la planète, l’espoir d’un monde meilleur se faisait jour. Aujourd’hui, il n’en est toujours rien. Les drames et les traumatismes ne cessent de se multiplier avec omniprésents les désastres écologiques qui s’installent jusque dans notre quotidien. Avec beaucoup de foi et d’engagement Kim Levin pose une question essentielle. Comment les artistes contemporains peuvent-ils représenter ces désastres, ou comment l’art peut-il contribuer à la prise de conscience des maux de notre époque ? En évitant bien sûr le spectacle et la surenchère.

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