Les artistes refont le monde
L'auteur

L'auteur : Camille Reynaud

Biographie

Camille Reynaud est diplômée de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) de Paris. Depuis deux ans, elle vit au Havre où elle explore d’autres formes d’écritures au sein d’un master de création littéraire. Deux projets ont ainsi vu le jour : un premier récit autobiographique sur le modèle de l’enquête sociologique, par aller-retour successifs entre individuel et collectif par la multiplicité des narrations et des histoires de vie, et le croisement de diverses sources documentaires – photographies, archives judiciaires, compte-rendus médicaux, données statistiques, témoignages et articles de presse ; un diptyque texte / image à l’intersection de l’œuvre de Vivian Maier avec des photos de famille et sa propre pratique photographique.

Contributions
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Focus :

Philippe Artières a consacré sa thèse à la médicalisation des écritures ordinaires au XIXe siècle, et notamment aux écrits de criminels. A partir de récits autobiographiques de détenus, il a écrit Le Livre des vies coupables (Albin Michel, 2000) et, avec Muriel Salle, un récit biographique composé d’archives carcérales, Papiers des bas-fonds (Textuel, 2009). Président du Centre Michel Foucault depuis 1995, il est également le co-fondateur du blog Scriptopolis, consacré à des enquêtes sociologiques sur les écritures du quotidien. Il a par ailleurs installé un Bureau des archives populaires du Centre Pompidou en 2017 pour constituer une archive vivante du musée à partir des souvenirs – objets et témoignages – déposés par les visiteurs. La prison d’Attica en tant que lieu coercitif de création d’archives se trouve donc à la croisée de ses recherches. Il est aussi à l’origine de l’exposition « Images en lutte » qui présentait en 2018 les productions de l’Atelier Populaire des Beaux-Arts créé en mai 1968 par des artistes et militants d’extrême gauche dans le but d’« inventer de nouvelles formes d’expressions visuelles en lien avec les luttes collectives » par la production d’affiches, peintures, photographies, sculptures, installations, revues, tracts…

 

Bonus

Bonus :

La version intégrale du film de Cinda Firestone, Attica, réalisé en 1974, est à voir ici.
ATTICA

Autour du texte
Chronique par Camille Reynaud
02 juillet 2020

Attica, USA 1971, un symbole de lutte contre les discriminations raciales

Chronique par Camille Reynaud

À l’heure où les manifestations en lien avec la mort de George Floyd secouent les États-Unis, la lecture du livre Attica, USA 1971, nous rappelle à quel point la violence contre les populations noires n’est pas nouvelle dans ce pays. En septembre 1971, la mutinerie de la prison d’Attica, dans l’État de New York, tourna au massacre de prisonniers essentiellement noirs. En tant que lieu et événement, Attica est devenu un symbole de la lutte contre l’injustice et la mémoire d’un « mouvement de convergence rare entre artistes, militants et prisonniers en lutte ».

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