Les artistes refont le monde
L'auteur

L'auteur : Camille Richert

Biographie

Camille Richert est diplômée de l’École normale supérieure de Lyon en histoire contemporaine. Ses premiers travaux de recherche en histoire sociale ont porté sur les femmes ouvrières dans l’entre-deux-guerres. Après un passage par l’École du Louvre, elle a débuté en 2016 une thèse de doctorat sous la direction de Laurence Bertrand Dorléac à Sciences Po – Paris où elle est chargée d’enseignement en histoire au Collège universitaire. Ses travaux de recherche portent sur les représentations du travail dans l’art depuis 1968. Dans la veine de l’histoire sociale de l’art, elle articule l’histoire de l’art à l’histoire, l’anthropologie ou la sociologie pour tisser une histoire visuelle des gestes et des émotions laborieuses depuis le déclin des idéologies politiques occidentales jusqu’à nos jours. Elle a, par ailleurs, exercé la fonction d’éditrice à Lafayette Anticipations – Fondation d’entreprise Galeries Lafayette (2014-2018), où elle a été en charge de la publication des premiers livres de l’institution et où elle a coordonné le projet ReSource, outil de documentation de la production en art contemporain. Critique d’art, elle collabore régulièrement avec différentes institutions publiques et privées ainsi que des revues. Cet article est sa troisième publication dans la revue Switch (on Paper).

Contributions
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Autour du texte
Essai par Camille Richert
16 mars 2020

Xavier Antin, la condition mécanique

Essai par Camille Richert

La place de l’humain par rapport aux machines est un des questionnements qui taraude le contemporain, sans pour autant être nouveau. Chaque nouvel âge technologique et chaque pas d’ampleur franchi sur la voie de l’allègement du labeur humain dans l’exécution d’une tâche tend à raviver les utopies de la fin du travail autant qu’à exciter la crainte du remplacement des humains par les machines. Nous tournons en rond, depuis les premiers bris de machine luddites jusqu’à aujourd’hui, dessinant au travers des siècles les cercles concentriques de peurs de la substitution, toujours peu ou prou exprimées en des termes proches, de révolte en révolte et de siècle en siècle.  Cette concurrence séculaire avec les machines, qui trouve ses racines dans le xviie siècle européen, peut être pensée à nouveaux frais grâce aux formes contemporaines que lui donne Xavier Antin.

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