Stéphanie Solinas, M. Bertillon
portrait

Artiste, 07 juillet 2021

Stéphanie Solinas, M. Bertillon

Stéphanie Solinas, sentinelle des fantômes bavards

Essai par Laure Limongi

Sommaire

Stéphanie Solinas développe une œuvre empruntant à différents médiums pour proposer une vision engagée et poétique au sens le plus puissant du terme, c’est-à-dire à la fois ancrée dans le faire, la matière, et tournée vers ce qui ne se laisse pas aisément discerner ou formuler. À la fois sensible et scientifique, consciente de l’histoire et prospective, elle nous laisse une part active, nous qui regardons ses œuvres, lisons ses livres – car les publications de l’artiste font partie intégrante de son processus de création, elles sont l’une des déclinaisons de l’œuvre, au même titre que l’installation, la vidéo, la sculpture, la photographie… Voici trois – possibles – portes d’entrée dans son univers, trois « I » – comme « icône », « image » ou « idée ».

Identités

Stéphanie Solinas, Dominique Lambert, 2004-2016. Vue d’exposition, Musée Carré d’Art, Nîmes, 2016

Stéphanie Solinas, Dominique Lambert, 2004-2016. Vue d’exposition, Musée Carré d’Art, Nîmes, 2016

L’identité est l’un des sujets de réflexion récurrents de Stéphanie Solinas, elle en a fait l’objet de sa recherche dans le cadre d’un doctorat en Arts plastiques et sciences de l’art sur Photographie et identité : images du corps surveillé1, avec sa série intitulée M. Bertillon (2011-2012), la vaste aventure des Dominique Lambert (2004-2016) qui a occupé l’artiste pendant plus de dix ans, plusieurs passages du Guide du Pourquoi pas ? (2020, nous l’évoquons en détail dans l’entretien audio que ce texte accompagne) et, pour finir, un travail actuellement en cours (débuté en 2017) : Devenir soi-même.

Dominique Lambert emprunte le format de l’étude sociologique pour proposer une réflexion collective sur l’identité où l’artiste se mue en enquêtrice rigoureuse et patiente. Stéphanie Solinas a choisi pour point de départ de cette étude le prénom mixte le plus fréquemment donné en France, Dominique, et le 27e nom de famille le plus courant dans les classements, Lambert, prélevant ainsi un échantillon représentatif de la population. Selon les Pages blanches, 191 Dominique Lambert sont joignables en France. L’artiste leur a donc fait parvenir un portrait chinois à compléter, principe bien connu consistant en une série de questions permettant de se définir métaphoriquement. 65 Dominique Lambert ont répondu, 20 ont envoyé une photo d’identité que l’artiste a rangées sans les attribuer, sans même les regarder. Puis, elle a créé le « Comité consultatif pour la description des Dominique Lambert » composé d’un psychologue, un statisticien, un inspecteur de police, un juriste, un consultant en identité visuelle, comité qui a utilisé une vingtaine de ces réponses pour rédiger autant de portraits écrits, à partir desquels l’artiste Benoît Bonnemaison-Fitte a réalisé des esquisses. Dominique Ledée, enquêteur de police de l’Identité judiciaire, a ensuite transformé ces dessins en portraits-robots. Stéphanie Solinas a casté des modèles ressemblant à ces portraits-robots et les a photographiés. Les différentes expositions qui ont permis à cette œuvre protéiforme de se déployer ont ainsi réuni dessins, photographies, mais aussi enregistrements de consultations de Dominique Lambert se confiant à un véritable docteur convié par l’artiste2, sans oublier les publications qui documentent le processus. À ce titre, l’ouvrage édité en 2016 (RVB Books) est édifiant : les 20 photos d’identité de Dominique Lambert non attribuées qu’il reproduit achèvent le parcours : après tant de recherches, tant de spécialistes convoqués, le mystère reste entier. Comme l’a écrit Karl Marx, niant le cratylisme (théorie qui associe la sonorité des mots et leur sens, ndlr) : « je ne sais rien d’un homme quand je sais qu’il s’appelle Jacques3». Devant l’impossibilité de cerner l’essence de Dominique Lambert, l’identité échappe, toujours en mouvement, quelles que soient la multiplication des représentations, les grilles de lecture mobilisées. Nos noms sont légion4. Et ce protocole d’approche de Stéphanie Solinas, à la fois méthodique et facétieux, participatif et personnel, rigoureux et souple, attentif et rêveur, me semble l’une des constantes de son travail, ancré dans le monde, d’un point de vue sociologique et politique – La Méthode des lieux, 2016 –, ou géographique – le Guide du Pourquoi pas ? 2020) et, avant tout, attentif à tout ce qui n’y apparaît pas…

Stéphanie Solinas, Déserteurs – Cent photographies, RVB Books, 2013. Édition de 100 exemplaires uniques

Stéphanie Solinas, Déserteurs, 2008-2013 © ADAGP Paris, 2021

Invisible

De ses séries Déserteurs (2008-2013) à L’Inexpliqué (2015-en cours) en passant par Ne me regarde pas (un court film sur le Fantôme de l’Opéra, 2018) et bien sûr le Pourquoi pas ? (2014-2020), c’est bien à ce qui se dérobe – ainsi que le formulerait le poète Henri Michaux – que s’intéresse Stéphanie Solinas. Ce qui nous échappe, s’efface, ce qui se laisse deviner aux confins du visible, les fantômes, les elfes et les gens cachés, les apparitions. L’insaisissable aussi, comme le sont les concepts qui façonnent nos vies et pourtant si difficiles à cerner : l’identité, ainsi qu’on l’a déjà évoquée, l’amitié encore, dans L’Austère sentiment (2015).

Stéphanie Solinas, Ne me regarde pas, Opéra de Paris / 3e Scène, 2018, court-métrage

Stéphanie Solinas, Ne me regarde pas, Opéra de Paris / 3e Scène, 2018, court-métrage © ADAGP Paris, 2021

Pour Déserteurs, Stéphanie Solinas a longuement arpenté les allées du cimetière du Père Lachaise à la recherche de ces portraits que la lumière des jours et le temps qui passe ont fini par effacer, comme une seconde disparition après l’ombre qui a déjà englouti les corps ; exposition photosensible qui lentement délave le contraste et finit par faire disparaître les traits. Pour tenter de saisir cette forme d’identité évanescente, l’artiste choisit de placer sa recherche sous le triple regard de Nadar – le célèbre photographe portraitiste –, Alphonse Bertillon – l’inventeur de l’identification judiciaire – et Valentin Haüy – premier instituteur des aveugles. Ces trois figures tutélaires que Stéphanie Solinas nomme ses « sentinelles » composent un parcours parisien imaginaire entre le Père Lachaise, la Société Française de Photographie et la Chapelle de la Sorbonne dont le tracé triangulaire peut aussi rappeler le cône formé par la lumière frappant l’œil humain et permettant à l’image de se former, dans l’immédiateté de la perception. Cette même lumière qui la fait s’effacer, sur les tombes, dans la litanie des jours et des multiples expositions. Prenant acte de ces disparitions inexorables et de l’ambivalence de la lumière qui révèle et efface, Stéphanie Solinas grave en braille les coordonnées géographiques de chaque tombe à la surface des photographies qu’elle tire de ces images désertées. Dissoutes dans la matière par la ténacité du temps, ces identités floutées restent saisissables dans l’espace, chacun peut s’approprier les coordonnées GPS et, à son tour, arpenter les allées du cimetière sur les pas de l’artiste, aller converser avec ces déserteurs.

Stéphanie Solinas, La Méthode des lieux - Le Palais de l’esprit, 2016. Vue d’exposition Rencontres d’Arles 2016

Stéphanie Solinas, La Méthode des lieux – Le Palais de l’esprit, 2016. Vue d’exposition Rencontres d’Arles 2016

Cette même lumière qui efface et rend visible est au cœur de la série Équivalences (2014-2018). L’artiste a glissé des papiers photosensibles sous des rochers en Islande où l’on dit que des elfes vivent… C’est l’une de ces Équivalences qui apparaît en couverture du Guide du Pourquoi pas ? (2020), portant l’attention de l’invisible vers l’inexpliqué.

Inexpliqué

Stéphanie Solinas poursuit là son exploration des relations entre l’image, la lumière, le manifeste et l’invisible, dans une approche à la fois scientifique et ethnologique, s’intéressant aux rites, légendes, mystères. Cette fois, son terrain de recherche de prédilection est l’Italie, les archives du Vatican en particulier, où elle a notamment étudié les dossiers relatifs à l’instruction de sainteté.

Stéphanie Solinas, L’Inexpliqué - Adtentio, 2018

Stéphanie Solinas, L’Inexpliqué – Adtentio, 2018 © ADAGP Paris, 2021

Dans cette recherche en cours intitulée L’Inexpliqué, l’artiste compose une constellation qui réunit le spirituel, le corps des saints, les gestes qui appellent le sacré, l’extase. Avec autant de méthode – scrupuleuse, hiérarchisée – que pour Dominique Lambert, et un même goût pour la polyphonie, le participation active de la personne qui pénètre son univers, elle crée un nouveau protocole participatif. Baptisé Bureau des miracles5 (2020), il a pour objet de constituer une collection de miracles, c’est-à-dire d’événements littéralement extra-ordinaires. Il suffit d’envoyer un récit de miracle par SMS pour intégrer anonymement la collection et recevoir à son tour, sans régularité particulière, un autre récit de miracle. De natures fort différentes, allant de la coïncidence étrange à la foi en l’au-delà, ces « miracles » s’invitent donc n’importe quand, pendant un trajet en métro, un déjeuner, une réunion. On reconnaît le style de Stéphanie Solinas dans cette alliance subtile entre mystère – aux répercussions métaphysiques potentiellement vertigineuses – et incarnation sensible au cœur du quotidien. Telle une Virgile hyperconnectée, elle nous conduit « par SMS exclusivement» dans les cercles de l’invisible, nous fait déambuler parmi les fantômes avec quiétude, bienveillance, et beaucoup d’esprit « sous les auspices du saint patron des télécommunications, l’archange Gabriel ». Si l’humour est la politesse du désespoir, chez l’artiste, il agit à mon sens comme un processus d’intercession pour accéder, en douceur, à d’autres dimensions. De celles qu’elle nous montre du doigt, comme sa série Adtentio (2018), faisant partie de L’Inexpliqué, où elle recense sous forme de médailles des gestes traditionnels qui appellent à la vigilance. Cet esprit facétieux, on le retrouve dans le Guide du Pourquoi pas ? (2020) qui apparaît dès la couverture à travers l’extrait choisi :
« — Vous croyez tous aux elfes ?
— Non, aucun de nous n’y croit.
— Alors pourquoi voulez-vous que je change la trajectoire d’une route ?
— Pour faire économiser de l’argent à l’État islandais ! Avoir des ennuis avec les elfes coûte tellement cher. »

Stéphanie Solinas, Le Guide du Pourquoi Pas?, Editions du Seuil / Coll. Fiction & Cie, 2020

Stéphanie Solinas, Le Guide du Pourquoi Pas?, Editions du Seuil / Coll. Fiction & Cie, 2020


Cette connivence d’esprit ouvre accès à un monde intriguant, très loin des certitudes manichéennes de l’Occident. L’Islande n’est qu’à 2 000 km à vol d’être ailé, elle est historiquement et culturellement rattachée à l’Europe, et pourtant, cette île est le lieu idéal pour le déplacement du regard et des certitudes. Soumis à un régime de lumière rigoureux qui les laisse de longs mois plongés dans une obscurité bruissant d’ombres mouvantes et de mystères, ses habitants sont souvent animés aujourd’hui encore de croyances ancestrales, en les elfes et les gens cachés. Les fantômes coexistent couramment avec les vivants et on y prend rendez-vous avec un médium comme on le ferait, en France, pour un soin remboursé par la Sécurité sociale. Se confronter au règne d’une nature grandiose incite à un autre rapport avec la mort, à se considérer infime parmi une multiplicité de dimensions tout en étant solidement enraciné·e par la généalogie, l’Islande comptant à peine 300 000 habitant·e·s, plus ou moins relié·e·s par différents degrés de parenté. C’est cette réalité mouvante, ouverte à l’invisible et à l’inexpliqué, qu’investit Stéphanie Solinas. Son nouveau point de départ, la troublante ressemblance entre la carte de l’île renversée et le cerveau humain, lui permet de proposer une nouvelle cartographie neuro-géographique et autant de parcours à découvrir, guidés par la voix des personnes qu’elle a interrogées et dont les interventions composent le livre. Ainsi entre-t-on avec elle, portée par son assurance dans un monde où l’invisible dialogue avec le visible, l’ombre avec la lumière, les morts avec les vivants… pourquoi pas ?

Couverture : Stéphanie Solinas, Sans titre, M. Bertillon – Deux faces, 2011 © ADAGP Paris, 2021

1.Doctorat soutenu en 2008 à Paris 1, sous la direction de Nathalie Reymond.

2.C’était pendant l’exposition personnelle de Stéphanie Solinas à La Maison Rouge (Paris), en 2010 : Sans être rien de particulier. Invité·e·s au vernissage, les Dominique Lambert ont été convié·e·s à échanger avec le docteur Rémy Barbe. En effet, à cette occasion, ils et elles découvraient le travail réalisé par Stéphanie Solinas à partir des réponses qu’ils et elles avaient envoyé sept ans auparavant…

3.Karl Marx, Le Capital, livre I, chapitre III : « La monnaie ou la circulation des marchandises ».

4.Certes, c’est un démon qui est supposé répondre cela au Christ (« Mon nom est Légion, car nous sommes nombreux. », Marc 5 : 9).

5.Voir : www.lebureaudesmiracles.com On peut envoyer un récit de miracle par SMS au +33 6 68 67 70 20.

Quelques mots sur l’iconographie
Dominique Lambert Dominique est le prénom mixte le plus donné en France, il est aussi le vingt- septième prénom le plus porté ; associé à Lambert, vingt-septième nom de famille également le plus porté. Stéphanie Solinas a ainsi défini comme population d’étude les cent quatre-vingt-onze Dominique Lambert répertoriés dans l’annuaire des particuliers (Pages Blanches, France). Elle a ensuite demandé par courrier à chacun des Dominique Lambert de remplir un portrait chinois. À partir de ce dernier, pour les Dominique Lambert ayant répondu, elle a élaboré un portrait écrit, avec l’aide du Comité Consultatif pour la Description des Dominique Lambert (composé d’un psychologue, un statisticien, un inspecteur de police, un juriste). Ce texte a constitué la base du portrait dessiné par le peintre Benoît Bonnemaison-Fitte. Le portrait dessiné a ensuite été transformé en portrait robot par Dominique Ledée, enquêteur de police de l’Identité Judiciaire à la Préfecture de Police de Paris. Stéphanie Solinas a alors recherché un modèle présentant une ressemblance évidente avec le portrait robot, pour le photographier. Une enveloppe cachetée contenant la photographie d’identité du Dominique Lambert auteur du portrait chinois clôt la chaîne des représentations.

Déserteurs répertorie les reliquats des portraits photographiques de défunts qui ornaient les tombes du cimetière du Père-Lachaise à Paris et que le temps a détruits. Parcourant une à une les 70 000 sépultures, Solinas a identifié 379 “disparitions”, qu’elle a photographiées. Sur chacune des images réalisées, elle grave, à même le tirage photographique, les coordonnées de géolocalisation de la tombe en utilisant le système d’écriture tactile dit “braille” – comme un appel à ranimer les identités qui s’effacent, par une visite, un regard, une présence. Individuellement enveloppées de papier de conservation, les 379 photographies sont ordonnées sous la forme d’un empilement devenant sculpture.

La méthode des lieux Peut-on remonter le temps ? Stéphanie Solinas s’empare d’une matière austère : la halle dite “Lustucru”, sise à Arles, un bâtiment au passé complexe et à la destinée inconnue, aujourd’hui vaisseau désolé, ouvert aux vents, abandonné en périphérie. Comment saisir la richesse de ses 110 ans d’histoire, la densité des vies qui l’ont peuplée, comment accéder à son identité, redécouverte en 2006 ? Dans son travail d’investigation de cette halle métallique de 4 500 m2, issue des ateliers Eiffel, née pour être le grand palais de l’Exposition coloniale de Marseille en 1906, déplacée pour devenir hangar agricole de stockage de riz, Stéphanie Solinas parcourt les fonds d’archives, enquête sur site, suit la piste de Marseille à Arles, identifie ses interlocuteurs qui, par leurs connaissances spécifiques, leur expérience singulière, sont à même d’éclairer ses recherches. À l’image de la “méthode des lieux”, technique classique croisant architecture et mémorisation permettant d’aider le travail de mémoire, Stéphanie Solinas construit. Qu’à partir d’un outil sociologique reconnu utilisant la photographie, elle articule une rencontre filmée de ses invités, journaliste, historien, botaniste, conservateur aux archives, photographe, ancien salarié de l’usine, médium, politique, etc. (vidéo Vingt-et-un mois, dernier vestige), qu’elle bâtisse une chronologie d’images collectées ou fabriquées, qu’elle étudie les liens entre projection et construction, Solinas explore la mémoire comme un palais, où sont rangés les pensées, les images, les souvenirs, dont certains parfois demeurent cachés ou difficiles à retrouver (installation Le Palais de l’esprit).

L’inexpliqué – Adtentio Stéphanie Solinas a photographié trois gestes qui signifient visuellement l’attention dans le langage contemporain des mains italiennes et dont l’usage est attesté depuis l’Antiquité. De ces représentations qui ont traversé les temps et les corps, Solinas fait réaliser trois médailles par la Maison Martineau, le fabricant officiel de la Médaille Miraculeuse.

Le Pourquoi pas ? Réalisant des collaborations avec des médiums et des généticiens, des cyanotypes pour saisir les présences elfiques, un guide de randonnées cérébrales (Le Guide du Pourquoi Pas ?), Stéphanie Solinas enquête sur les réalités invisibles de l’identité islandaise. Elle convoque l’héritage des Charcot, avec Jean-Martin, fondateur de la neurologie à l’hôpital de la Salpêtrière au XIXe siècle, et son fils l’explorateur, Jean-Baptiste, parcourant les pôles sur son bateau Le Pourquoi Pas ? et mort en 1936 dans son naufrage sur les côtes islandaises. Le Guide du Pourquoi Pas ? propose treize “excursions cérébrales” élaborées par Solinas, explorant les mondes parallèles révélés en retournant la carte de l’île islandaise qui évoque alors la forme d’un cerveau. Par l’articulation des interviews de médiums, scientifiques, et artistes interrogés en Islande par l’artiste, le Guide du Pourquoi Pas ? arpente les territoires de la pensée tentant d’approcher le monde des morts, l’au-delà, l’existence d’esprits supérieurs, les elfes et les gens cachés, les forces telluriques, le lien génétique, l’inspiration créatrice, et autres réalités invisibles. En Islande, dans des champs de lave où la présence d’elfes a été identifiée, Solinas a inséré du papier photosensible dans les fissures des roches : une série de 66 cyanotypes, qu’elle nomme Equivalences, après la célèbre série de photographies de nuages d’Alfred Stieglitz des années 1920, et dont l’un sert d’image de couverture au guide.

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