Les artistes refont le monde
L'auteur

L'auteur : Beral Madra

Biographie

Beral Madra vit et travaille à Istanbul. Depuis 1984, elle a organisé des expositions pour plus de 300 artistes turcs et internationaux, que ce soit dans ses centres d’art ou dans d’autres lieux artistiques officiels à Istanbul, Ankara, Diyarbakır, Bakou, Bari, Berlin, Crète, Huarte, Cracovie, Los Angeles, Moscou, Munich, Sofia, Tbilissi, Venise… Elle a créé et dirigé la Galerie BM de 1984 à 1990, puis le Centre d’art contemporain international BM depuis 1990. Ce dernier joue à l’heure actuelle un rôle de fonds d’art contemporain (5000 livres, 250 expositions, des portfolios d’artistes et une collection de diapositives de 1979 à 1990). Avec ses associés, elle a créé et dirigé BM-SUMA à Karaköy (2007-2010) et la Galerie KUAD à Beşiktaş (2011-2016). Elle a coordonné et assuré le commissariat de la première et de la deuxième Biennale d’Istanbul (1987 et 1989), assuré le commissariat du Pavillon de la Turquie à la 43ème, 45ème, 49ème, 50ème et 51ème Biennale de Venise, ainsi que celui du Pavillon de l’Asie centrale en 2009 et du Pavillon de l’Azerbaïdjan en 2011. Elle a assuré le commissariat conjoint de l’exposition Modernities and Memories: Recent Works from the Islamic World (1997), du symposium et de l’exposition Alanica, en en Ossétie du Sud-Alanie (2013), de la 1ère et 3ème Sinopale, de la 3ème et 4ème Biennale de Çanakkale (2012-2014), et de la 8ème Biennale de Bucarest (2018). En 2008-10, elle a été directrice artistique d’Istanbul 2010 Capitale européenne de la Culture, et elle a dirigé le grand projet www.supremepolicy.blogspot.com. Elle a dirigé le travail de 60 artistes pour la Bourse Istanbul du Sénat de Berlin (1995-2013). Elle est la fondatrice (2003) et présidente honorifique de l’AICA Turquie. www.beralmadra.net

Contributions
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PARTENARIAT :

AICA International

Cet essai est l’adaptation d’un discours prononcé par Beral Madra lors du 50e Congrès de l’AICA à Paris en novembre 2017, au Palais de la Porte Dorée-Musée national de l’histoire de l’immigration. Ce discours faisait partie d’une journée intitulée « Partout et nulle part : migrations et art contemporain », dirigée par Marjorie Althorpe-Guyton, Secrétaire Générale d’AICA Int, et Mathilde Roman, Trésorière d’AICA Int.

L’Association Internationale des Critiques d’Art (AICA), fondée en 1949 sous l’égide de l’UNESCO, regroupe 63 sections et 6 000 membres dans le monde entier. Chaque section nationale organise à tour de rôle un colloque annuel. En 2019 il est organisé par AICA Germany. Plus d’informations sur https://aicainternational.news/

Avec le soutien de l’AICA, Switch (on Paper) a publié ces dernières semaines deux autres communications issues de cette journée riche en perspectives et débats sur les situations de migrations forcées, dont les ancrages et échos dans la création soulèvent de nombreux enjeux sur les rapports entre art et politique. Ces trois communications issues de points de vue de critiques d’art basés à Istanbul, Poznan et New York, témoignent de l’ambition de l’AICA de permettre le dialogue entre des mondes de l’art pluriels bien que globalisés.

Lire l’essai de Kim Levin

https://www.switchonpaper.com/2019/02/28/du-mythe-du-progres-a-la-sixieme-extinction/

 

Lire l’investigation de Marek Wasilewski

https://www.switchonpaper.com/2019/03/14/slavs-and-tatars-lironie-des-signes-pour-dejouer-la-xenophobie/

 

Autour du texte
Essai par Beral Madra
18 avril 2019

Partout et nulle part, migration et art contemporain

Essai par Beral Madra

A partir de la définition très germanophile de l’Heimat que l’on peut traduire comme le sentiment de la patrie et du foyer en même temps, la commissaire d’exposition turque Beral Madra analyse les relations entre art et immigration et leurs limites.

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