Tehching Hsieh

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  • Auteur : Raphaëlle Giangreco
  • Synopsis : 

    Le Pavillon taïwanais de la dernière Biennale de Venise a permis de révéler au grand public le travail de Tehching Hsieh. Durant toute sa vie d’artiste, celui-ci n’a cessé de travailler sur l’enfermement et l’isolement. Né en 1950 dans le sud de Taïwan, il arrête les études à la fin des années 1960. S’ouvre alors pour lui une période faite de rebondissements, entre service militaire obligatoire, petits boulots et une arrivée romanesque aux États-Unis. Immigré illégal, il se retrouve alors dans l’effervescente capitale de l’art : New-York. Cette dernière marque le début de son travail de performance. Il y décline sa série de cinq One Year Performances. La première, Cage Piece, se déroule entre 1978 à 1979, année durant laquelle il vit reclus, confiné, enfermé dans une cellule installée dans son modeste atelier et dans laquelle il ne lit pas, n’écrit pas, ne parle pas, n’écoute pas la radio… Seul témoin du temps qui passe, l’évolution de ses cheveux et de sa barbe.
    Suivent quatre autres performances d’un an chacune, où il s’impose une discipline drastique permettant de révéler et de matérialiser les notions métaphysiques de temps et d’espace. Puis, il jure le 31 décembre 1986 de continuer de créer mais de ne plus rien révéler de son art jusqu’à son 49e anniversaire, le 31 décembre 1999 : c’est son ultime performance, son Thirteen-Year Plan.

  • Autres articles publiés sur Switch (on Paper) :  Point et ligne sur un train de banlieue Switch (on Paper), le monde vu par les artistes La promenade des Anglais, un théâtre à ciel ouvert
  • Biographie de l'auteur :  Raphaëlle Giangreco est critique d’art et pharmacienne. Elle mène depuis 2009 des recherches sur la disparition conçue comme un geste artistique, qu'il s'agisse d'effacement, de recouvrement, de destruction, de vol, de vandalisme, voire de disparation pure et simple de l'artiste. Prenant appui historique sur le tableau de Robert Rauschenberg, Erased De Kooning, 1953, il s'agit d'analyser comment la disparition accompagne de manière théorique et formelle la création de notre temps.

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