Avoir une identité unique, c’est fini ! Conversation avec Bertrand Dicale

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Dans un entretien à bâtons rompus avec Arnaud Labelle-Rojoux, Bertrand Dicale revient sur son livre Ni noires ni blanches : histoire des musiques créoles (éditions de la Philharmonie – La rue musicale). Cet ouvrage démontre comment cette tragédie de l’Histoire qu’est l’esclavage a contribué au développement d’une myriade de musiques : biguine, bossa-nova, calypso, chachacha, dancehall, danzón, forró, gospel, jazz, kompa, mambo, merengué, milonga, morna, negro-spiritual, ragamuffin, reggae, reggaetón, rocksteady, salsa, tango, zouk…Toutes ont en commun de n’être ni africaines ni européennes, ni seulement noires ni seulement blanches, ni seulement dominatrices ni seulement opprimées. Leur commune origine historique les unifie plus que tout autre caractère : elles sont créoles.   ARNAUD LABELLE-ROJOUX : Le maître-mot de votre livre Ni noires, ni blanches, c’est : “ créolité ”. On songe immédiatement, bien sûr, à l’écrivain, poète et philosophe Édouard Glissant qui a théorisé et repensé la notion de créolisation. Mais il me semble, et c’est ce que je trouve passionnant dans votre approche très transversale de la “créolité ” que ce concept permet d’analyser de façon renouvelée les états d’interpénétrations esthétiques au delà de toute réduction…

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